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Destination Marseille

MUCEM, Lieu Culturel et Historique

Amitiés, créativité collective

Au regard de la production artistique des XXe et XXIe siècles, il apparaît que de nombreuses collaborations entre artistes sont le fruit d’amitiés, de rencontres fortuites ou délibérées (comme l’Œil Cacodylate de Picabia et ses proches, en 1921, ou comme le Grand Tableau antifasciste collectif, cri de révolte chorale contre le colonialisme et la torture de 1960). Ici, c’est le mode de production spontané, permettant de démultiplier les énergies créatrices, qui importe plus que toute autre préoccupation technique ou formelle.
 
De Picasso à Picabia, de Gabrielle Buffet à Arp, de Hains à Bryen ou Villeglé, de Matta à Brauner, de Brecht à Filliou, de Beuys à Paik, de Castelli à Fetting, de Camilla Adami à Peter Saul, de Klein à Saint-Phalle et Tinguely, de Spoerri à Kaprow, de McCarthy à Rhoades, de Roth à Rainer, de Burroughs à Gysin, de Pommereulle à Fleischer (sans oublier les différentes formes d’art-action, dont le happening), 117 œuvres sont réunies proposant — pour la première fois — différents types d’œuvres collaboratives provenant de collections publiques et privées.

Cette exposition apporte une preuve que des philosophes, des écrivains, des musiciens, des cinéastes — tous genres confondus — ont également produit des œuvres collectives expérimentales qui, par leur singularité même, mettent en jeu et en question l’échelle des « valeurs marchandes » et les codes esthétiques dominants.

Cosquer Méditerranée

Cosquer Méditerranée est un centre d'interprétation qui abrite la réplique de la Grotte Cosquer, une grotte sous-marine paléolithique située près du Cap Morgiou. Dans l’ensemble de l’art Paléolithique, l’originalité de Cosquer se traduit par la figuration d’animaux marins : les fameux pingouins et phoques, qui, s’ils ne sont pas inédits (la grotte de Nerja en Espagne a livré 6 peintures de phoques, par exemple), sont devenus emblématiques de la grotte Cosquer.

A partir de 1985, Henri Cosquer découvre et fait ses premières incursions dans la grotte. Avant ces premières incursions contemporaines, cette grotte était vierge de toute présence humaine depuis près de 20 000 ans. Son accès se fait par une entrée (l’entrée originelle) située à 37 mètres de profondeur et en suivant un boyau submergé.

Le 2 Septembre 1992, la grotte est classée au titre des Monuments Historiques.

La Grotte Cosquer est menacée de disparition. Le processus de destruction est enclenché depuis 10 000 ans: depuis la fin de la dernière glaciation, la montée des eaux a englouti les 4/5E de la grotte. Le 1/5 restant émergé est aujourd’hui menacé par le même phénomène, en raison du réchauffement climatique. À raison d’environ 3 mm/an, les effets sont déjà visibles, comme le constatent les chercheurs-plongeurs sur certaines figures, d’où l’importance d’une nouvelle équipe de recherche pour sauver par l’étude ce chef d’œuvre en sursis.

Cosquer Méditerranée offre l'opportunité à ses visiteurs de découvrir la parfaite réplique de ce bijou englouti.

Musée Cantini

Durant la saison France-Portugal 2022 et avec le soutien de la Fondation Gulbenkian, le musée Cantini propose, en collaboration avec les musées de Dijon et la galerie Jeanne Bucher Jaeger, une rétrospective de l’œuvre de l'artiste de renommée internationale d'origine portugaise Maria Helena Vieira da Silva (1908-1992).

L’exposition, composée de plus de quatre-vingt œuvres, illustre les étapes clés de sa carrière marquée par un questionnement sans relâche sur la perspective, les transformations urbaines, la dynamique architecturale ou encore la musicalité de la touche picturale.

À l'occasion des trente ans de la disparition de cette immense artiste, l'exposition du musée Cantini illustre l'importance de Maria Helena Vieira da Silva dans la réinvention de l'art moderne et la contemporanéité des concepts qu'elle soulève.

Première rétrospective d’une artiste femme du XXe siècle organisée au musée Cantini, cette exposition constitue ainsi une opération d’envergure internationale visant à réhabiliter le rôle des femmes dans la création de cette époque.

Musée Regards de Provence

Tout au long de leur vie, Antoine et Jos-Henri Ponchin ont nourri un attachement profond aux Suds, retranscrivant la lumière et l’atmosphère de leur Provence natale, s’efforçant d’en capter les nuances. Ils ont été des artistes de l’esprit de l’École Marseillaise, tournés vers la représentation des beautés lumineuses du paysage provençal, et attirés par les voyages vers les Suds permis par la porte de l’Orient.

La multiplicité de leurs œuvres, tant dans leur style que dans leurs motifs, témoigne de leur personnalité et singularité. Chacun à leur manière et selon leur génération, ils ont été en perpétuelle évolution dans leur travail, toujours unis par des liens familiaux, par l’amour de la peinture et la fidélité au Midi.

Dès sa création en 1998, la Fondation Regards de Provence a défini son grand projet de mettre à l’honneur les particularismes qui touchent à l’histoire patrimoniale de Marseille, de la Provence, du Sud, de la Méditerranée, aux aventures artistiques et humaines d’artistes de renom et uniques. Leur rôle est de mettre à l’honneur des créateurs plus ou moins connus mais dont la qualité du travail mérite une reconnaissance muséale.

Antoine et Jos-Henri Ponchin ne pouvaient échapper aux honneurs d’une exposition… C’est une invitation à travers le regard de ces deux artistes provençaux qui, chacun à leur manière ont sublimé les Couleurs des Suds.